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Plan de l'article:

"Linguistique et psychanalyse : pour une approche logiciste"

 

par Jean-Jacques Pinto

Psychanalyste, Aix-en-Provence, France

0. Introduction                                                                                                  MAI 2004      

1. La question de l' « épistémologie pratique » (Gardin)

    1.1. Les productions verbales obtenues par l'association libre

        1.1.1. Les objections théoriques

            1. 1.1.1. L'insuffisance empirique de la linguistique (Milner)

            1. 1.1.2. L'ordre de complexité trop grand du matériel

            1. 1.1.3. Enfin dans la séance d'analyse intervient la singularité

        1.1.2. Les objections éthiques

        1.1.3. Les objections pratiques

    1.2. D'autres « productions verbales marquées par l'inconscient »

        1.2.1. À l'inverse des descriptions globales de Lacan

        1.2.2. Nous proposons pour notre part de recourir à l'analyse logiciste
            1- La validation interne .

            2- La validation externe .

2. Un exemple de réponse

    2.1. Définition et présentation sommaire

        2.1.1. Définition rapide de l'Analyse des Logiques Subjectives

        2.1.2. Présentation sommaire de l'A.L.S.
            2.1.2.1. Les séries (définition en EXTENSION )

            - Les mots simples

            - Les mots complexes

            - La valeur

            2.1.2.2. Les points de vue

            2.1.2.3. Les parlers

            1. Un parler «  conservateur  » ( I  ->  I )

            2. Un parler «  changement/destruction  » ( E  -> E )

            3. Un parler «  du progrès  » ou «  constructeur  » ( E  -> I )

            4. Un parler «  hésitant  » ( I ou E )

            2.1.2.4. Les combinaisons de parlers

 

    2.2. Filiations

3. Genèse des séries et parlers

Partant du constat qu'il existe des sous-langues différentes, avançons à présent des arguments en faveur de la nature identificatoire et fantasmatique des séries, points de vue et parlers que décrit l'A.L.S.

    3.1. Le terme psychanalytique d'identification ,
    Le premier temps de l'identification
    Le deuxième temps
    La « troisième identification »
    3.2. Notre hypothèse
        3.2.1. Les adjectifs décrivent l'objet
        (a) tel qu'il est jugé par le parent
        (b) et tel qu'il devrait être pour rendre possible l' action que le parent veut exercer sur lui
        3.2.2. Les verbes décrivent l'attitude du parent

        (a) devant l'enfant idéalisé

        (b) devant l'enfant non désiré

 

4. Description approfondie des séries, points de vue et parlers

    4.1. Essai de caractérisation linguistique

        4.1.1. Les séries d' atomes A et B

        4.1.2. Les signifiants complexes ,

        4.1.3. Les expressions et locutions figées

        4.1.4. Les phrases
        4.1.5. Les textes de longueur variable
        4.1.6. Les «  biographies  »

    4.2. Règles et remarques

        4.2.1. Toute perception …
        Prenons l'exemple des contenus « VIE » et « MORT » :

        a) Le locuteur « extraverti »

        b) Le locuteur « introverti »

        4.2.2. Règles du « jeu dialogique »
            4.2.2.1. Le CONSENSUS
            4.2.2.2. Le CONFLIT 

            a) Désaccord sur la forme (avec ou sans désaccord sur le contenu ) 

            Dialogue entre un locuteur E  ->  E et un locuteur I  ->  I

            Dialogue entre un locuteur E  ->  E et un locuteur E  ->  I

            b) Désaccord sur le contenu

        4.2.3. Passages d'un point de vue à l'autre
            4.2.3.1. Structurels
            4.2.3.2. Conjoncturels
            a- Chaque fois qu'un objet est idéalisé, il devient l'objet d'un commentaire I

 

            I. Certains représentants du parler E  ->  E idéalisent le groupe qu'ils forment.

            II. C'est aussi le cas dans le « discours amoureux »

            III. Tout ce qui intervient dans l'accomplissement du « destin identificatoire »

            b- On peut rencontrer une inversion de point de vue dans un contexte d'ironie et d'antiphrase

            c- Enfin une inversion de point de vue peut s'observer pour « justifier » une agression

        4.2.4. Dévalorisation d'un mot « ami » ou valorisation d'un mot « ennemi »
            4.2.4.1. Cas d'un signifiant « ami »
            4.2.4.2. Cas d'un signifiant « ennemi »
        4.2.5. Les « atomes » et molécules » d'une même série
        I. Tel objet ou personnage
        II. Tel spectacle
        III. Tel concert de rock

 

5. Validation directe et indirecte, critiques et autocritiques, résultats

    5. 1. Pour la validation directe de notre approche

          5.1.1. Validation interne des modèles théoriques et des analyses d'experts

        5.1.2. Validation externe de ces analyses par la fabrication de simulacres.

        5.1.3. Domaine de validité
          Critères de choix du corpus de textes :

          I. Les textes dits ou écrits directement en français sont préférables aux textes traduits .

          II. La parole « spontanée » retranscrite est préférable à l' écriture « littéraire »

          III. On évitera les textes à fortes contraintes argumentatives

          5.1.4. Résultats : traitement informatique de l'A.L.S.

    5.2. Il existe d'autre part une sorte de « validation indirecte  » de l'A.L.S.

        5.2.1. Les «  mythes  » de Lakoff et Johnson
        5.2.2. J. Molino
        5.2.3. Dans la revue « Intellectica », le linguiste F. Rastier
        5.2.4. Le Socio-Styles-Système de B. Cathelat (Cathelat, 1992)
        5.2.5. La sémiométrie de Deutsch et Steiner, mise en œuvre par la SOFRES

    5.3. Critiques et autocritiques

        5.3.1. Critiques non pertinentes témoignant seulement d'une mauvaise compréhension du modèle

        a) L' étymologie

        b) L'argument : « c'est la mode qui répand des expressions comme “je m'éclate ” »

        5.3.2. Critiques pertinentes et autocritiques
6. Applications de l'A.L.S.

    6.1. En psychanalyse

        6.1.1. L'A.L.S permet une présentation logicisée des descriptions cliniques dans les névroses
        a) La notion de parler « I ou E »
        b) La confusion possible entre discours obsessionnel et discours de l'Université
        6.1.2. La validation de l'A.L.S permet par contrecoup de contribuer à la validation « en amont »
        a) Le sujet de l'inconscient représenté dans le langage
        b) La notion fondamentale que « le désir de l'homme, c'est le désir de l'Autre » ,
        c) La réversibilité du sujet et de l'objet dans le fantasme.
        6.1.3. Les « Séries et parlers » peuvent être appliqués aux discours des analystes.
        a) Sur les buts de la « cure » analytique
        b) Sur la théorie

    6.2. Dans les sciences du langage

        6.2.1. En sémantique
        Formes potentielles à pouvoir prédictif :

        a) Notre « grammaire potentielle »

        b) Les années récentes

        6.2.2. En rhétorique et en argumentation
        6.2.3. En poésie et littérature
        a) le dénominateur commun
        b) la constance ou la variation
        6.2.4. Dans les traductions

    6.3. Dans les sciences humaines en général

7. Conclusion

Références bibliographiques

Tableaux

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