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| Petite bibliographie de N. Wanlin autour de La métaphore vive de P. Ricoeur | ||
Cette bibliographie accompagnait une séance de
l’atelier d’élèves de l’École Normale
Supérieure « Théorie littéraire et
esthétique » consacrée à La Métaphore
vive de Paul Ricœur. NB : Une bibliographie primaire et secondaire allant
jusqu’en 1994 est dressée dans Lewis E. Hahn (cf. infra),
pp. 605-815. De Ricœur lui-même Réflexion faite, autobiographie intellectuelle, éditions Esprit, « Philosophie », 1995. cf. pp. 44-48 où il remet en contexte son
livre, en résume les positions essentielles et le débat dans
lequel il s’inscrit, mais surtout p. 48 où il apporte des
correctifs très intéressants à sa thèse et
notamment concernant le rôle du lecteur, dont il dit qu’il
l’avait omis dans La métaphore vive alors que c’est
très important. Temps et récit, t. I, « L’ordre philosophique », Seuil, 1983, 322 p. « Avant-propos », pp. 11-14 : Résume l’argument de Temps et
récit et La métaphore vive pour montrer en quoi ils
convergent : l’innovation sémantique. Ce qui rapproche le
récit de la métaphore, c’est la
« synthèse de
l’hétérogène ». P. 13 « Je me
suis risqué, en conséquence, à parler non seulement de
sens métaphorique, mais de référence métaphorique,
pour dire ce pouvoir de l’énoncé métaphorique de
re-décrire une réalité inaccessible à la
description directe. J’ai même suggéré de faire du
« voir-comme », en quoi se résume la puissance de
la métaphore, le révélateur d’un
« être-comme » au niveau ontologique le plus
radical. » Dans le t. III, pp. 230-231 il corrige nettement le
court-circuit entre l’être-comme et le voir-comme : il faut
une théorie de la lecture qui fasse le lien entre les deux et rende
effective la redescription. « La métaphore et le problème central de l’herméneutique », Revue Philosophique de Louvain, 1972, t. 70, pp. 93-112 et son résumé p. 115. Résume une partie des thèses de La
Métaphore vive et quelques arguments centraux, et ses conclusions
sont assez proches de celles du volume mais plus partielles. Ne dit rien de
l’ontologie de l’être comme ni de l’existence
vive, ni de l’acte et la puissance chez Aristote. Explique bien que la
signification de la métaphore n’est pas cachée
derrière le texte et à découvrir par décryptage
mais elle s’ouvre devant le texte dans le monde que le texte propose et
offre. Alors que la tradition romantique de l’herméneutique
parlait d’un accès à l’intériorité de
l’auteur, donc de quelque chose de caché, intime, Ricœur
parle d’un monde possible non pas dans lequel le lecteur se projette avec
ses préjugés mais auquel il se confronte pour apprendre à
se connaître lui-même face à des possibles neufs. Si le
cercle herméneutique dans sa conception romantique doit être
invalidé ce n’est pas pour des raisons d’exigence de
vérifiabilité (argument des empiristes logiques) mais parce que
d’une part le lecteur n’est pas confronté à une autre
subjectivité mais à un monde, d’autre part il ne s’y
projette pas mais est en face de lui. Reste que, pour Ricœur, la
circularité est inévitable. Comptes rendus, commentaires, critiques Synthèses CLARK, Stephen H., Paul Ricœur, Routledge, London/New York, 1990, pp. 120-151 « The rule of metaphor » Style libre et assez personnel, admiratif et critique.
Très bien écrit. Hauteur de vue. Division du chapitre :
« Structural and semantic approaches / The work of resemblance /
Metaphorical reference / Deconstruction and metaphor / Being and
act ». Deux interrogations à opposer à
Ricœur : pourquoi l’inovation sémantique de la
métaphore devrait servir de modèle pour la
référence secondaire du texte ? peut-on envisager ceci sans
revenir à une expression aussi douteuse que « more
fundamental modes of being » ? DORNISCH, Loretta, Faith and philosophy in the writings of Paul Ricœur, The Edwin Mellen Press, Lewiston/Queenston/Lampeter, 1990. pp. 301-315 : « Metaphor as a key to interpretation » Résume assez largement le livre mais un peu
laborieusement et sans apport critique. MONGIN, Olivier, Paul Ricœur, « Points-essais », Seuil, (1994) 1998, 273 p. Notamment pp. 121-158 où il est beaucoup
question de Temps et Récit. Ne procède pas œuvre par
œuvre mais transversalement, on n’y trouve donc pas de compte rendu
des livres mais une synthèse qui recompose l’œuvre et en met
en valeur les grandes problématiques. Seulement des remarques
brèves et éparses sur La Métaphore vive, qui semble
un livre quelque peu marginal, comme une sorte de chantier préparatoire
d’une part et de complément d’autre part à Temps
et Récit. STEVENS, Bernard, L’apprentissage des signes, Lecture de Paul Ricœur, Kluwer Academic Publishers, Dordrecht/Boston/London, 1991. pp. 116-119 « De l’idéalisme
transcendantal à l’herméneutique des
textes » : sur l’origine husserlienne de la
théorie ricœurienne du texte. pp. 271-282 « La récapitulation de
la problématique du langage dans la poétique de la
métaphore : La question du double-sens et de la
référence dédoublée. a. Symbole, double-sens et
polysémie b. La métaphore vive et l’expérience vive »
Excellent, resitue bien notamment par rapport à Aristote et Heidegger,
résume très synthétiquement tout en montrant bien les
enjeux des différentes thèses, leurs risques, limites, leur place
dans l’ensemble de la pensée de Ricœur. Accorde nettement
plus d’importance à la thèse spécifiquement
ricoeurienne qu’aux autres thèses débattues dans le livre. Expose l’orientation volontiers religieuse de la
pensée de Ricœur, ses préoccupations morales et
déontologiques en matière de philosophie sont assez
évidemment guidées par une foi chrétienne. Ça peut
agacer, d’autant plus avec un petit accent eschatologique : notre
époque tend vers ... le langage se vide... il faut retrouver la
plénitude de son sens... tout ça avec un ton un peu pontifiant,
un peu prédicateur. Collectifs BOUCHINDHOMME, Christian, ROCHLITZ, Rainer (dir.), Temps et récit de Paul Ricœur en débat, coll. « Procope », éditions du CERF, 1990. Notamment : Rainer Rochlitz, « Proposition de sens et tradition : l’innovation sémantique selon Paul Ricœur », pp. 139-161 ; Christian Bouchindhomme, « Limites et présupposés de l’herméneutique de Paul Ricœur », pp. 163-183 ; Paul Ricœur, « Réponses de Paul Ricœur à ses critiques », pp. 187-212 (en particulier 205-212). Rochlitz : 140 « L’enjeu de
cette théorie herméneutique du langage semble être le
suivant : échapper à la fois à une pensée
positiviste et scientiste – au logocentrisme et à un concept
« vérificationniste » de la vérité
– et à une confusion entre philosophie spéculative et
poésie, telle qu’elle se dessine chez le dernier Heidegger et
Derrida, sans pour autant – comme prétendent le faire Heidegger et
Derrida – rompre avec toute métaphysique. » Critique impitoyable, point par point, réduit
le projet de Ricœur à bien peu de choses et conteste la quasi
totalité de ses arguments. Trouve Ricœur œcuménique
plutôt que polémique. Critique l’importance de la notion de
tradition chez Ricœur ainsi que tout ce qui chez lui relève encore
inconsciemment de préjugés heideggeriens ou chrétiens.
Prêche pour la narratologie et son ascèse philosophique (pas
d’idéologie, ni de métaphysique ni d’ontologie du
sujet). p. 157 : Est un peu plus clément pour La
métaphore vive que pour Temps et récit :
« Il existe pourtant, chez Paul Ricœur, une ébauche de
solutions qui aurait pu être prometteuse. La métaphore vive n’avait pas, à ce qu’il semble, associé
l’innovation sémantique à une fonction idéologique,
quelle qu’elle soit, tout au plus à une notion vitaliste de
vivacité du sens produit par delà les métaphores
usées. Il existe un équivalent de cette idée dans Temps
et récit, sans que Paul Ricœur en ait réellement
tiré profit. ‘Pour donner aux notions de sens et
d’interprétation toute leur envergure, il importe de mettre
provisoirement entre parenthèses la question de la
vérité.’ Cette phrase est suivie d’une limitation de
la portée de toute innovation sémantique, laquelle, bien entendu,
n’est jamais absolue ; elle aurait pu servir, tout aussi bien,
à justifier une autonomie relative de la fonction esthétique du
langage. Il en est de même pour une autre phrase, dont les
potentialités semblent échapper à Paul Ricœur :
‘les traditions sont des propositions de sens.’ Si cela est
vrai pour les ‘traditions’ dans leur ambiguïté ouverte
à des lectures toujours nouvelles, cela vaut à plus forte raison
pour les figurations novatrices qui rompent avec la tradition. »
[...] « Si Paul Ricœur ne peut dissocier les concepts de
proposition de sens et de tradition, c’est probablement parce qu’il
reste prisonnier de la critique heideggérienne du sujet instaurateur et maître
du sens ; [...] » Rochlitz critique le fait qu’en opposant
irréductiblement les interprétations dans un conflit la seule
issue de Ricœur est la « foi » en une concordance
qui repose sur le caractère traditionnel du langage. Lui oppose l’idée
de validité telle que reposant sur l’accord argumenté et la
validité constitutive de la vie en société. Finalement,
l’histoire moderne ne peut compenser sa violence par la tradition puisque
précisément cette violence et cette injustice qui sont les
siennes ôtent toute légitimité à la tradition. –
Ricœur : répond à Rochlitz, le corrige de façon
particulièrement convaincante sur l’amalgame fait entre
« style de traditionalité » et
« tradition » qui conduit Rochlitz à faire de Ricœur
un traditionaliste. Justifie sa distance par rapport au concept de
modernité par le fait qu’il prétend étudier des
phénomènes trans-historiques (c'est-à-dire ni historiques
ni an-historiques). –
Bouchindhomme : histoire accélérée du paradigme
herméneutique d’Aristote en passsant par
l’exégèse biblique jusqu’au XIXe ;
Schleiermacher ; 172 « Le rôle joué par Heidegger
sur les développements contemporains de l’herméneutique est
effectivement considérable, il le serait sans doute moins sans Gadamer
et Ricœur... » ; Heidegger ; Gadamer (formule
célèbre : « ce dialogue que nous
sommes ») ; ne se range ni à l’idée que le
sens et la vérité résident dans l’être
(seulement accessible par le langage non-logos, selon Heidegger) ni dans
l’idée qu’ils résident dans l’homme (la
comunauté pour Schleiermacher, la tradition culturelle pour
Gadamer) 179 « Il faut donc, bien que l’homme ne soit pas
le maître du sens, que l’instance transcendante qui en est la
source ne lui soit pas étrangère – aliénée.
Naturellement, Ricœur ne désigne jamais cette instance, et cela est
philosophiquement un problème. Mais quiconque est plongé dans la
culture occidentale peut aisément l’identifier. » Le
Dieu de la Bible, à la fois transcendance et lui-même logos.
Or, comment dialoguer avec des sciences humaines modernes, c'est-à-dire
post-métaphysiques, qui s’inscrivent dans le paradigme de la
cognitivité moderne, si on refuse cette modernité ? 181-182
« Comment sur un postulat qui ne peut relever que de la foi, Ricœur
peut-il espérer convaincre par l’argumentation ? »
Cite Genette à propos de Temps et Récit :
« Nous nous croisons ! Il utilise mes observations techniques
et j’ignore, moi, ce que je peux prendre de sa philosophie. » (entretien avec Jean-Pierre Salgas, La Quinzaine littéraire, 483,
1er au 15 avril 1987, p. 14.) – Réponse de Ricœur : le Dieu de la Bible ne fait pas partie de ses présupposés. En fait, ce qui manque dans le parcours de Bouchindhomme pour situer Ricœur, c’est Nabert et Husserl : la connaissance de l’être à laquelle veut accéder Ricœur, et celle qui se donne dans la métaphore ou dans le récit, c’est la compréhension de soi comme sujet. (cf. la notion d’attestation) Ce qui ne nécessite pas la relation de l’être à la vérité comme garantie. GREISCH, Jean, KEARNEY, Richard (dir.), Paul Ricœur, les métamorphoses de la raison herméneutique, coll. « passages », éditions du Cerf, 1991, dont : pp. 357-371 : Richard Kearney, « L’imagination
herméneutique et le postmoderne », confronte la notion
d’imagination développée dans la pensée de
Ricœur à la tendance post-moderne ; met en valeur la
nécessité éthique de la pensée de Ricœur
à un moment donné de l’histoire culturelle ;
développe une conception un peu lâche de la notion
d’imagination (qui n’était pas explicitée dans La
métaphore vive) ; Kearney : la conception post-moderne de
l’imagination conduit à une paralysie, une parano ou un cynisme ou
du nihilisme. Resister à cette paralysie est une nécessité
éthique. Propose trois traits de l’imagination :
éthique, poétique et herméneutique. –
éthique : l’exigence éthique de
reconnaître le visage d’autrui comme personne et son cri comme
exigeant une réponse éthique. Mais, pas de retour aux humanismes
naïfs après la déconstruction. Apport de la
déconstruction : critique du centrage sur le sujet qui
néantise autrui (Sartre) et du modèle classique et platonicien
comme imitation d’une altérité transcendantale. –
poétique : possibilité de passer par
l’altérité, non contradiction des contraires ou des
différences, 367 « En bref, l’imagination
poétique permet que le moi devienne un soi, passant par
l’autre, se mettant dans la peau d’autrui, exposing himself to
feel what wretches feel (selon le mot cathartique du roi
Lear). » Importance de l’indécidable (doute opposé à fanatisme), de l’ouverture du possible,
mais nécessité de la décision d’action. En fait pour
lui, le poétique est la stimulation de l’éthique et
l’éthique la régulation du poétique. –
herméneutique : 370 « Au lieu de conclure avec
les post-structuralistes que le sujet est mort, nous pouvons répondre
avec Ricœur que chaque identité est fondée, non sur quelque
substance égologique, mais sur sa capacité de raconter son
histoire à l’autre. » pp.
373-380, Stanislas Breton, « Sur l’ordre
métaphoral », donne un exemple d’un prolongement
religieux et mystique greffé sur la pensée de Ricœur. Peu
compréhensible pour un esprit terre à terre... HAHN, Lewis Edwin (ed.), The
philosophy of Paul Ricœur, « The library of living
philosophers », Open Court Trade and Academic Books, 1996, 828 p. Excellente synthèse par de nombreux auteurs sur
les divers aspects de l’œuvre de Ricœur, d’autant plus
précieux que chaque article est suivi d’une réponse de
Ricœur lui-même. Seule réserve : très peu
critique. Dont, ayant trait plus ou moins directement à la
théorie littéraire : David Pellauer, « The symbol gave rise to thought », pp. 99-122 ; Paul Ricœur, « Reply to David Pellauer », pp. 123-125 ; Michel Philibert, « Philosophical imagination : Paul Ricœur as the singer of ruins », pp. 127-137 ; Paul Ricœur, « Reply to Michel Philibert », pp. 138-140; Dabney Townsend, « Metaphor, hermeneutics, and situations », pp. 193-209 ; Paul Ricœur, « Reply to Dabney Townsend », pp. 210-212 ; Mary Gerhart, « The live metaphor », pp. 215-232 ; Ricœur
montre que l’opposition dans ce raisonnement de figuré à
propre n’est pas convaincante, et qu’il faut y substituer
usuel/figuratif. Ensuite, il montre qu’il y a quelque chose de plus dans
le concept qu’une métaphore usée (lexicalisée). Et
que le discours philosophique, même déconstructionniste, est
impossible sans la possibilité de l’abstraction. D’où
la nécessité de penser un échange possible entre
poésie et philosophie. Non pas une ontologie naïve qui se
dégagerait spontanément des énoncés
métaphoriques, mais plutôt l’idée d’une
ontologie qui s’adapterait à la dialectique des différentes
modalités de discours. Donc une ontologie qui rende compte de la tension
entre l’interprétation littérale et métaphorique,
entre les champs sémantiques rapprochés, entre être et non
être. L’apport de cette théorie au concept est simplement
l’exigence de « penser plus ». Le poète est
celui qui voit chaque chose comme une promesse de nouveauté. Paul Ricœur, « Reply to Mary Gerhart », pp. 233-235 ; Les trois questions, bien vues ici, sont le lien entre
linguistique et imagination (problème de l’iconicité),
l’apport ontologique de la référence métaphorique,
la relation entre le plan poétique de la métaphore et le plan
spéculatif de l’analogie. Rappelle que dans Temps et
récit, il remplace « redescription » par
« refiguration ». Note que pour compléter la
théorie de la référence, il faut ajouter une
théorie du lecteur qu’il a développée dans Temps
et récit t. III. Développe la notion de polysémie,
à travers Platon et Aristote, dans Soi-même comme un autre. Eugene F. Kaelin, « Paul Ricœur’s aesthetics : On how to read a metaphor », pp. 237-255 ; Paul Ricœur, « Reply to Eugene F. Kaelin », pp. 256-258 ; Mario J. Valdés, « Paul Ricœur and literary theory », pp. 259-280 ; Paul Ricœur, « Reply to Mario J. Valdés », pp. 281-284. DÉBATS ET DIVERS : DERRIDA, Jacques, « La mythologie blanche », Poétique n° 5 : « Rhétorique et philosophie », Seuil, 1971. Repris dans Marges de la philosophie, Minuit, 1972, p. 247-324. Article critiqué par Ricœur dans la 8ème étude. –, « Le retrait de la métaphore », Poésie, n° 7, 1978, p.103-126. Répond à La métaphore vive. LAWLOR, Leonard, Imagination and chance, the difference between the thought of Ricœur and Derrida, « Intersections : Philosophy and critical theory », State University of New-York Press, 1992, 203 p. Part
I : The polemic between Ricœur and Derrida (p. 9) 1.
The law of supplementarity : A reading of Derrida’s
« White mythology » (p. 11) 2.
Intersection : A reading of Ricœur’s « Eighth
study » in The Rule of Metaphor (p. 29) 3.
Distanciation and Différance : Derrida’s response to
Ricœur in « The retrait of metaphor » (p. 43) Poésie et philosophie, Rencontres de Marseille 10-12 oct. 1997, éd. par Jean-Claude Pinson et Pierre Thibaud, éditions Farrago, 2000, 283 p., dont : COMETTI, Jean-Pierre, « Pour en finir avec la métaphore », p. 105-120 ; Invite à sortir du paradigme
métaphysique du discours sur la poésie, par la philosophie dite
« du langage courant » (avec Wittgenstein, Davidson,
Quine) : analyser la poésie en termes d’« usages »
et non de référence. En déduit une
réinterprétation de la déconstruction et critique la
position de Derrida. POUIVET, Roger, « Le mythe de la signification et l’ontologie de la poésie », p. 121-130. Démonte la thèse dite « de la
poésie comme épiphanie » (dont Ricœur est un
éminent représentant), par la critique du mythe de la
signification avec Quine et Wittgenstein. Fonde une ontologie de
l’œuvre d’art sur les pratiques d’une part la tradition
d’autre part dans lesquelles elle s’inscrit. BALIBAR-MRABTI Antoinette, CONENNA Mirella (dir.), Langue française, « Nouvelles approches de la métaphore », n° 134, mai 2002, Larousse. Donne un aperçu des approches récentes,
plus ou moins innovantes, avec une remarquable absence de
référence à Ricœur. Développe surtout la
sémantique et la lexicologie et le paradigme cognitif, le plus fertile. cf.
notamment l’exemplaire article de Philippe Gréa,
« Intégration conceptuelle et métaphore
filée », pp. 109-123. BORDAS Éric, Les Chemins de la métaphore, PUF, coll. « Études littéraires/Recto-verso », 2003. 128 p. Une
excellente synthèse, claire et rapide, des principales approches de la
métaphore. Probablement un des meilleurs rapports taille/contenu. Voir
un compte rendu sur http://www.fabula.org/revue/cr/434.php. Copyright Nicolas Wanlin
2002. |
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